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Qu’est-ce donc qu’un lac ?
Le lac est un réservoir d’eau douce de profondeur et d’étendue variables. La circulation de l’eau y est faible.
Le
lac est alimenté par différents cours d’eau (ruisseaux, rivières et
sources souterraines) que l’on appelle tributaires ou affluents du lac.
L’eau séjourne un certain temps dans le lac selon sa
superficie, sa profondeur et le débit d’eau à sa sortie. L’eau s’écoule
du lac par un cours d’eau nommé exutoire, émissaire ou décharge.
Les différentes parties d’un lac :
La zone littorale est une bande faisant le tour du lac et qui est généralement recouverte
de végétation. Elle s’étend vers l’intérieur du lac. Il s’agit d’un
milieu très productif où l’on retrouve les plantes aquatiques, les frayères, etc. Cette partie du lac est influencée à la fois par la lumière et par son fond (constitué de sédiments).
La zone pélagique (ou zone d’eau libre) est indépendante du fond et du littoral du lac.
La zone benthique ou eaux profondes est la zone où vivent les organismes associés au fond
du lac. La lumière n’y pénètre pas. À cet endroit, les eaux du lac sont
généralement plus froides (environ 4° C).
La fosse correspond à la partie la plus profonde du lac.
Les différentes couches d’eau d’un lac
Durant la période estivale, l’eau de la majorité de nos lacs se divise en trois couches (stratification thermique).
Les eaux de surface (épilimnion)
représentent la couche d’eau superficielle où la lumière pénètre et
permet la croissance des végétaux aquatiques. Puisqu’elle subit le
brassage par les vents, cette couche d’eau possède une température
uniforme et une bonne oxygénation. En été, cette couche contient l’eau
la plus chaude du lac.
Sous les eaux de surface, on retrouve la thermocline (métalimnion) qui désigne la couche d’eau où il y a une chute importante de température.
Finalement, les eaux profondes (hypolimnion)
constituent la couche inférieure de l’eau d’un lac. Cette couche
conserve une température basse et peu variable, soit autour de 4° C. Il
est à noter que certains de nos lacs peu profonds ne sont pas
stratifiés de la sorte et possèdent plutôt des eaux d’une température
relativement uniforme.
Les rives d’un lac
Pour les fins de la Politique de la protection des rives, du littoral et de la plaine inondable,
la rive est la partie du milieu terrestre attenant à un lac ou à un
cours d’eau. La rive assure la transition entre le milieu aquatique et
le milieu strictement terrestre. Elle permet le maintien d’une bande de
protection de 10 ou 15 mètres de largeur sur le périmètre des lacs et
cours d’eau. La rive est mesurée en partant de la ligne des hautes eaux vers l’intérieur des terres.
La
largeur de la rive à protéger se mesure horizontalement à un minimum de
10 mètres si la pente est inférieure à 30% avec un talus de moins de 5
mètres et un minimum de 15 mètres si la pente est supérieure à 30% avec
un talus de plus de 5 mètres (L.R.C.,C.Q.-2,art.2.2).
On appelle également bande riveraine la zone de végétation qui entoure les lacs et leurs tributaires. La
bande riveraine constitue la dernière barrière de protection des plans
d’eau. En effet, les arbres, les arbustes et les plantes herbacées qui
la constituent, freinent et filtrent les intrants, juste avant que
ceux-ci n’atteignent les plans d’eau.
*Goupil,
J.-Y. (1997) Protection des rives, du littoral et des plaines
inondables. Guide des bonnes pratiques. Environnement et Faune, Québec,
160p.
Les lacs peuvent être décrits de différentes
manières, nous procéderons par comparaison, une méthode simple, malgré
les limites qui y sont inhérentes. Un lac diffère généralement d’un
étang d’abord par sa grandeur et sa profondeur. Un étang est une petite
étendue d’eau, peu profonde, de sorte que les plantes croissent même en
son centre et que la température de l’eau y est assez uniforme, de la
surface jusqu’au fond. Parallèlement, les lacs sont des étendues d’eau
plus grandes (bien que la majorité des lacs de notre région aient une
surface inférieure à 1 km2) et plus profondes, les plantes sont ainsi
limitées au littoral, car la lumière ne pénètre que les premiers mètres
d’eau. L’eau d’un lac, sous nos latitudes, est thermiquement stratifiée
et la température de l’eau varie grandement entre la surface et le
fond. De plus, en dehors des brassages printanier et automnal, l’eau
des premiers mètres de la surface (épilimnion) ne se mélange pas à
celle plus profonde (hypolimnion). Ceci dit, dans certains cas, il est
impossible de qualifier un plan d’eau de lac ou d’étang, car il
n’existe pas de définitions indiscutables et unanimes. Les habitants
d’une région nomment souvent "lac" ce qui devrait plutôt être qualifié
d’étang, de réservoir ou de rivière (par exemple, l’élargissement d’une
rivière est-il un lac ?).
Qu’est-ce qu’un écosystème ?
L’écosystème est l’unité de base qui permet aux scientifiques d’étudier les liens
qui existent, d’une part, entre les organismes vivants et, d’autre
part, entre ceux-ci et leur environnement physique. Ainsi, un
écosystème est un milieu naturel où les interactions entre les espèces
et les facteurs physico-chimiques peuvent être observés et décrits. Une
simple goutte d’eau contenant des éléments nutritifs (azote, phosphore, oxygène, etc.) et supportant une population de micro-organismes peut être considérée comme un écosystème.
Les écosystèmes aquatiques
Les
écosystèmes aquatiques abritent des communautés vivantes qui dépendent
de l’eau pour puiser leur nourriture, se reproduire, se cacher ou se
déplacer. Certains spécialistes considèrent que tous les milieux qui ne
sont pas strictement terrestres peuvent être considérés comme des
écosystèmes aquatiques. Cependant, on réserve ici cette appellation
pour les milieux normalement submergés de façon permanente, notamment
les lacs et les cours d’eau. Selon leurs caractéristiques
physico-chimiques, ces écosystèmes se subdivisent en plusieurs types
d’habitats pour les communautés de plantes et d’animaux.
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