| Paramètres |
Description |
| Transparence de l’eau |
- Épaisseur de la colonne d’eau jusqu’où la lumière pénètre.
- Paramètre mesuré à la fosse d’un lac, à l’aide d’un disque de Secchi.
- Paramètre permettant de déterminer le niveau trophique des eaux d’un lac.
-
Paramètre influencé par l’abondance des composés organiques dissous et
des matières en suspension qui colorent l’eau ou la rendent trouble.
Fiche no6 |
| Phosphore total (Ptot) |
-
Phosphore : Élément nutritif essentiel (nutriment) aux organismes
vivants qui entraîne une croissance excessive des végétaux aquatiques
(eutrophisation accélérée) lorsque trop abondant.
- Ptot :
Ensemble des différentes formes de phosphore (dissoutes et associées à
des particules) mesuré à partir d’un échantillon d’eau prélevé dans un
lac ou un tributaire.
- Permet de déterminer le niveau trophique
des eaux d’un lac et de déceler la présence de pollution nutritive dans
un tributaire.
- Sources : Utilisation d’engrais domestiques,
fertilisation agricole, rejets municipaux et industriels, installations
septiques inadéquates, coupes forestières abusives, etc.
Fiche no3 |
| Chlorophylle a |
- Pigment présent chez tous les organismes qui font de la photosynthèse dont notamment les algues microscopiques en suspension dans l’eau (phytoplancton).
- Reflet indirect de la quantité de phytoplancton dans l’eau d’un lac.
- Permet de déterminer le niveau trophique des eaux d’un lac.
- Paramètre lié à l’abondance du phosphore dans l’eau.
Fiche no4 |
| Matières en suspension(MES) |
-
Particules de petite taille qui ont la possibilité de se maintenir un
certain temps entre deux eaux (particules de sol, matières organiques
en décomposition, phytoplancton).
- Indiquent des apports de
particules de sol qui contribuent au réchauffement des eaux, diminuent
la teneur en oxygène dissous, envasent le fond des plans d’eau,
colmatent les frayères et bloquent le système respiratoire de plusieurs
poissons.
- Sources : Érosion des sols du bassin versant (sols agricoles, sols forestiers, rives artificialisées, carrières et sablières, sites en construction, fossés routiers, etc.), rejets municipaux et industriels.
Fiche no5 |
| Coliformes fécaux (CF) |
- Bactéries intestinales provenant des excréments produits par les animaux à sang chaud, incluant l’humain et les oiseaux.
-
Indiquent une contamination fécale et la présence potentielle de
microorganismes pathogènes susceptibles d’affecter la santé animale et
humaine.
- Sources : rejets municipaux, épandages agricoles
(fumier ou lisier), installations septiques et fosses à purin non
conformes, débordements des stations d’épuration et des trop-pleins. |
| Spectre UV |
-
Spectrophotométrie UV : passage d’un rayon lumineux ultraviolet à
travers un échantillon d’eau prélevé à la fosse ou dans un tributaire.
Selon la composition de l’échantillon, certaines longueurs d’onde sont
absorbées.
- Spectre UV : signal obtenu (l’absorbance en fonction
de la longueur d’onde), sorte d’empreinte (radiographie) de la
composition de l’eau.
- Indique la quantité de matières organiques
et met en évidence la présence d’éléments spécifiques tels les MES, les
pesticides, les nitrates et les détergents.
Fiche no8 |
| Oxygène dissous |
- Teneur en oxygène qui se retrouve en solution dans l’eau d’un lac.
- Profil en oxygène : oxygène dissous à différentes profondeurs de la surface jusqu’au fond.
- Indique l’état de l’habitat pour la faune aquatique.
Fiche no7 |
La qualité de l’eau et ce qu’elle évoque
La
qualité de l’eau des lacs et des rivières suscitent énormément
d’intérêt auprès des riverains et du public en général. Leur potentiel
récréatif et leur beauté font des abords d’un plan d’eau des endroits
privilégiés.
Chacun a sa définition personnelle
pour décrire la qualité de l’eau ou d’un plan d’eau. En général,
presque tous rechercheront un plan d’eau qui :
- Ne dégage pas d’odeurs désagréables
- N’est pas de couleur brune ou verte
- N’est pas envahi par les algues et les plantes aquatiques.
Les
gens favorisent différents critères plus que d’autres. Certains mettent
l’accent sur l’aspect visuel : l’environnement, le paysage, la faune et
la flore riveraine. D’autres donnent beaucoup d’importance à la
tranquillité des lieux, à l’absence de bruits mécaniques permettant de
mieux entendre les sons de la nature : le chants des oiseaux, le
clapotis des vagues, le bruit du vent dans les feuilles, etc.Il reste
que, pour plusieurs personnes, une importance prépondérante est
accordée aux caractéristiques de l’eau elle-même telles que la
limpidité, l’absence d’envasement du fond, ainsi qu’à l’absence
d’algues et de plantes aquatiques permettant de se baigner en toute
quiétude.
La qualité d’un plan d’eau d’un point de vue scientifique
Les
lacs sont classés selon la qualité de leur eau en tenant compte de leur
vieillissement naturel ou de leur eutrophisation relié aux activités
humaines. Les lacs et les plans d’eau vieillissent selon un processus
naturel qui s’étend sur de très longues périodes, généralement des
milliers d’années. Cependant, le "vieillissement" du à des activités
humaines, que l’on devrait qualifier "d’eutrophisation" plutôt que de
vieillissement, entraîne des effets semblables à celui du
vieillissement naturel, mais sur une plus courte période.
Effets de l’eutrophisation :
- L’envasement du fond et du littoral
- Une trop grande concentration de phosphore
- Une présence parfois importante d’algues et/ou de plantes aquatiques
- La diminution de la transparence de l’eau
- Une carence et même parfois une absence d’oxygène dissout dans les parties plus profondes du plan d’eau.
Les facteurs entraînant le "vieillissement " prématuré des plans d’eau
Le principal facteur de la dégradation ou du vieillissement des lacs et des autres plans d’eau est l’apport massif de sédiments et de nutriments (sable, argile, matières organiques, phosphore, etc.). Les sédiments
qui entrent en trop grande quantité dans les plans d’eau envasent
certaines parties de leur littoral (partie peu profonde du plan d’eau)
de même que leur fond. À ces sédiments sont attachés du phosphore qui
constitue le principal élément nourrissant ou permettant la
prolifération des algues et des plantes aquatiques. Dans les plans
d’eau, le phosphore est généralement et naturellement présent en faible
quantité. Dans ce cas, il sert alors de facteur limitant la croissance
des algues et des plantes aquatiques, en ce sens que, si la quantité de
phosphore est minime, les algues et les plantes aquatiques ne trouvent
pas l’élément clef qui leur est nécessaire pour se développer et se
multiplier.