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Vous trouverez ci-bas notre dossier de presse comprenant : le synopsis du film, une liste des principaux intervenants, des photos et une biographie sommaire du réalisateur. Vous pouvez également télécharger une version de la bande annonce ou encore, nous contacter par courriel.
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10 Avril 2009
On s'en occupe. Promis...
LA PRESSE, François Cardinal
« Premier titulaire du ministère de l'Environnement à la fin des années 1970, Marcel Léger avait promis que les lacs du Québec seraient dorénavant mieux protégés. Un engagement réitéré depuis par Robert Bourassa. Puis par André Boisclair, Thomas Mulcair, Line Beauchamp et tout récemment, Jean Charest.
Pourtant, Richard Carignan, biologiste à l'Université de Montréal, est catégorique : «Lentement mais sûrement, on est en train de scrapper nos lacs... »
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Premier titulaire du ministère de l'Environnement à la fin des années 1970, Marcel Léger avait promis que les lacs du Québec seraient dorénavant mieux protégés. Un engagement réitéré depuis par Robert Bourassa. Puis par André Boisclair, Thomas Mulcair, Line Beauchamp et tout récemment, Jean Charest.
Pourtant, Richard Carignan, biologiste à l'Université de Montréal, est catégorique : «Lentement mais sûrement, on est en train de scrapper nos lacs...»
Voici résumé le film coup-de-poing Nos lacs sous la surface, qui sera présenté à Canal D. D'un côté, les gouvernements successifs et leurs innombrables promesses. De l'autre, les lacs et leur constante dégradation, dont la crise des algues bleues n'était qu'un symptôme.
Le réalisateur Pierre Brochu égrène une à une, pendant près de deux heures, les causes du vieillissement prématuré des lacs : apathie des riverains, agressions des plaisanciers, inefficacité du traitement des eaux, laxisme de la réglementation agricole, manque de ressources des municipalités, etc.
Les problèmes sont donc multiples. Mais ce que démontre avec grande efficacité le documentaire, c'est que derrière presque tous les coupables se cache le ministère québécois de l'Environnement. Non parce qu'il refuse d'adopter des règlements, plutôt parce qu'il refuse de les appliquer.
«Le Ministère, c'est le berger des lacs, fait remarquer le réalisateur. Or ce n'est pas compliqué : le berger semble avoir été conseillé par les loups...»
L'accusation est lourde, mais elle est étayée dans le moindre détail dans Nos lacs sous la surface.
D'abord, le ministère a pris l'habitude, depuis le milieu des années 1990, de pelleter ses responsabilités dans la cour des villes, sans toutefois leur donner les ressources financières nécessaires.
En témoignent ces centaines de municipalités qui n'ont pas même un seul inspecteur à temps plein. Comment savoir si un propriétaire a rasé les arbres qui se trouvaient sur le bord de son lac? Si sa fosse sceptique ne se vide pas directement dans le bassin versant? Si les occupants du camping ne vident pas leurs eaux grises directement dans le lac? Bref, si la réglementation est respectée?
«Ça toujours été comme ça! tonne l'ancien président de l'UPA Jacques Proulx. Le ministère de l'Environnement ne se donne jamais les moyens de faire appliquer ses règlements. Il est irresponsable!»
Ensuite, il y a le manque de moyens du ministère lui-même. Le gouvernement ne cesse de répéter que l'environnement est une de ses priorités, alors qu'un rapide calcul démontre non seulement que ce domaine est le parent pauvre du gouvernement, mais aussi que son poids a diminué depuis que les libéraux sont au pouvoir.
À peine 0,35 % des dépenses de programme seront consacrées au ministère de l'Environnement en 2009-2010, un peu moins que les 0,39 % du premier budget libéral, il y a six ans.
Dernier problème, le ministère de l'Environnement ne réussit pas à s'imposer auprès des autres ministères, comme l'atteste l'ancien ministre Thomas Mulcair. «Quand tu es ministre de l'Environnement, explique-t-il, tu as le doigt sur le boyau d'oxygène de plusieurs ministères : celui des Affaires municipales qui veut augmenter l'assiette fiscale des villes, celui des Transports qui veut remblayer un milieu humide pour construire un échangeur, etc.»
Ce ne sont donc pas les règlements qui manquent, ajoute-t-il, mais la volonté de les appliquer. Une volonté pourtant annoncée depuis bientôt 40 ans.
Nos lacs sous la surface : dimanche 19 avril, 19h, sur Canal D.
9 Avril 2009
Les députés libéraux bloquent la tenue d'un mandat d'initiative sur la situation des lacs au Québec
ASSEMBLÉE NATIONALE QUEBEC

Déclaration de Monsieur Scott Mckay, député de L'Assomption et porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement durable. Vous devriez écrire à votre député libéral pour leur faire part de l’urgence d’agir pour préserver nos lacs!
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QUÉBEC, le 9 avr. /CNW Telbec/ - Le député de L'Assomption et porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement durable et d'environnement, Scott McKay, est déçu et déplore que les députés libéraux aient refusé hier de tenir un mandat d'initiative sur la situation des lacs au Québec.
«J'ai proposé récemment aux députés de la Commission des transports et de l'environnement que l'Assemblée nationale se dote d'un mandat d'initiative, question de faire le point sur l'état des lacs au Québec. Or, hier, les députés libéraux ont jugé que le problème n'était pas suffisamment sérieux et ont rejeté l'idée. C'est décevant car, contrairement à eux, nous estimons au
Parti Québécois que l'avenir de nos lacs et cours d'eau est très important», a indiqué Scott McKay.
Le député McKay souligne qu'il aurait été à propos de mesurer l'efficacité du Plan d'intervention sur les algues bleu-vert 2007-2017, de consulter les partenaires impliqués en plus de vérifier l'état d'avancement de la recherche et de la diffusion des connaissances.
Il a rappelé que le film documentaire «Lacs, Sous la surface», diffusé récemment, expose de façon alarmante la situation des lacs au Québec. «Le Québec a connu une prolifération importante des cas de cyanobactérie ces dernières années. L'état de nos lacs et cours d'eau se dégrade à chaque année et les répercussions sont multiples. Elles touchent autant le niveau économique, la santé publique que l'industrie touristique. Je crois qu'il y a urgence de s'y pencher plus sérieusement pour le bénéfice environnemental de la société québécoise. Il semble que ce ne soit pas le cas pour les députés libéraux, malheureusement», a conclu M. McKay.
Mise a jour du 10 avril 2009
Un enjeu trop important pour en discuter à la sauvette.
Voir la réponse du parti libéral.
Situation des lacs au Québec: un enjeu trop important pour en discuter à la sauvette
QUÉBEC, le 9 avr. /CNW Telbec/ - Les députés libéraux de la commission des Transports et de l'Environnement tiennent à clarifier leur position quant à la tenue d'un mandat d'initiative proposé par le Parti québécois sur la situation des lacs au Québec. Contrairement à l'information véhiculée par le député de l'Assomption et le porte-parole de l'opposition officielle en matière de développement durable et d'environnement, Scott Mckay, les députés libéraux sont prêts à discuter de la situation des lacs. Par contre, ce sujet est trop important pour en traiter sans préparation. Les députés du Parti libéral ont donc demandé d'en débattre lors de la prochaine séance de travail de la commission.
«Si le député de l'Assomption, Scott McKay, a autant à coeur la situation des lacs au Québec, pourquoi est-il arrivé la veille d'une séance de travail où l'ordre du jour était déjà convenu d'avance avec sa proposition? De notre côté, il nous apparaît essentiel de cerner les enjeux afin de mieux définir un futur mandat d'initiative des députés», a déclaré le député Vanier et adjoint parlementaire à la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Patrick Huot.
Rappelons que la ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Line Beauchamp, a récemment déposé le projet de loi 27 affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection. Une fois de plus, la protection de l'eau demeure une priorité pour le gouvernement.
Source : http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Avril2009/09/c8925.html
9 Avril 2009
« Les lacs du Québec s'abîment »
LES AFFAIRES, Presse canadienne

« ... le réalisateur démontre que la réglementation visant à contrer les effets néfastes est soit inexistante, soit insuffisante ou carrément ignorée. Il est clair, également, que le ministère de l' Environnement n'a pas une fraction des moyens qui seraient requis pour contrôler davantage la situation. »
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L'état des lacs du Québec continue de se détériorer malgré le discours politique en raison d'une réglementation insuffisante et souvent ignorée, un manque de moyens et une absence de réelle volonté politique.
C'est là le constat brutal et sans appel que livre le réalisateur Pierre Brochu dans un documentaire intitulé "Nos lacs sous la surface", présenté à la presse mercredi.
Le film de 110 minutes dresse un portrait à la fois inquiétant et désolant de la situation environnementale des lacs québécois en identifiant les causes de leur mort accélérée, qui se manifeste par la prolifération des cyanobactéries, communément appelées algues bleu-vert.
La situation est inquiétante parce qu'elle continue de se détériorer même si les causes de cette détérioration sont connues. Elle est désolante parce que la volonté politique requise pour mettre en oeuvre les moyens pour freiner cette détérioration est déficiente.
Parmi les causes les plus importantes, le film pointe du doigt les pratiques agricoles polluantes, l'urbanisation des rives, le traitement inadéquat des eaux et la navigation de plaisance à moteur. Les images d'épandage agricole en bordure de fossés, de fosses septiques non conformes pour les résidences et surtout les campings, à défaut d'être jolies, sont fort éloquentes.
Dans tous ces cas, le réalisateur démontre que la réglementation visant à contrer les effets néfastes est soit inexistante, soit insuffisante ou carrément ignorée. Il est clair, également, que le ministère de l' Environnement n'a pas une fraction des moyens qui seraient requis pour contrôler davantage la situation.
Le spectateur aura aussi le loisir de juger l'écart entre la parole et le geste en visionnant des déclarations de premiers ministres et ministres de l'environnement successifs remontant jusqu'aux années 1970.
On y entend ainsi les propos vertueux des Jean-Marc Léger, Pierre Paradis, André Boisclair, Thomas Mulcair et Line Beauchamp, ainsi que Robert Bourassa et Jean Charest, qui sont contrastés avec les gestes posés au fil des ans. Le premier ministre fédéral Stephen Harper fait également une apparition; bien qu'il ne dise mot, son sourire mis côte-à-côte avec une réglementation de son gouvernement qui ouvre la porte à tous les abus des bateaux à moteur sur les plans d'eau ne nécessite guère de commentaire.
Le réalisateur ne se gène pas non plus pour montrer le renvoi de balle constant entre Ottawa et Québec et entre Québec et les municipalités ainsi que pour dénoncer le fait que les municipalités se sont vu confier au fil des ans des responsabilités qu'elles n'avaient pas les moyens d'assumer.
Outre les propos de nombreux spécialistes, maires et riverains qui dénoncent la situation, le témoignage de l'ancien président de l'Union des producteurs agricoles, Jacques Proulx, est un exemple remarquable d'auto-critique, alors qu'il affirme avoir honte de n'avoir pas réussi à faire le ménage pour assainir les pratiques agricoles durant ses nombreuses années à l'UPA.
"Nos lacs sous la surface" sera présenté le 15 avril dans le cadre des soirées de l'environnement du Cinéma du Parc, à Montréal. Il sera également diffusé au Canal "D" le 19 avril à 19h et sera disponible en magasin à compter du 22 avril.
9 Avril 2009
Première montréalaise du film
La première montréalaise du film documentaire « Nos lacs sous la surface a eu lieu le 8 avril à Montréal au Cinéma du Parc. Le film fut encore une fois très bien accueilli par l'auditoire. Quelques journalistes et politiciens étaient également présents, notamment Thomas Mulcair qui est venu discuter avec les médias et le réalisateur Pierre Brochu en fin de représentation. La production remercie pour leur aimable collaboration Jean-Pierre Laurendeau, vice-président à la programmation de Canal D, Denys Gagnon, vice-président à la distribution chez Imavision, ainsi que Roland Smith propriétaire du Cinéma du Parc.
23 Mars 2009
« Noyer la poule aux oeufs d'or »
LE SOLEIL, Éric Moreault

« Un souhait pour nos lacs : que le documentaire Nos lacs sous la surface provoque dans la population le même électrochoc que L'erreur boréale pour la forêt. Parce qu'au rythme où vont les choses, le Québec est en train de noyer la poule aux oeufs d'or, au détriment des prochaines générations. Encore une fois. »
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(Québec) Un souhait pour nos lacs : que le documentaire Nos lacs sous la surface provoque dans la population le même électrochoc que L'erreur boréale pour la forêt. Parce qu'au rythme où vont les choses, le Québec est en train de noyer la poule aux oeufs d'or, au détriment des prochaines générations. Encore une fois.
L'eau est la plus précieuse de nos ressources naturelles. Et pourtant, nous la dilapidons sans réfléchir. Les lacs habités du sud du Québec dépérissent presque à vue d'oeil, malades de la pollution générée par l'activité humaine : urbanisation, agriculture intensive, traitement inadéquat des eaux usées, foresterie, multiplication des embarcations à moteur...
Nos lacs se dégradent et ça va continuer, disent les spécialistes. Tout ce qui touche de près ou de loin aux activités aquatiques génère des retombées économiques annuelles de 6 milliards $ au Québec. Si l'économie a préséance sur l'écologie, que fera-t-on quand les lacs seront tellement pollués qu'ils seront désertés? Cette gestion à courte vue n'a rien à voir avec le principe de développement durable que les politiciens aiment évoquer sans en mesurer la réelle portée. Et encore moins appliquer.
Peu importe ce que diront les députés, le laxisme gouvernemental des dernières années est patent. Il suffit de parler aux riverains qui ont connu l'effervescence du programme des lacs, au début des années 80. Celui-ci a succombé aux coupes massives de plus de 300 emplois au ministère de l'Environnement en 1987.
D'ailleurs, le réalisateur Pierre Brochu prend un malin plaisir à présenter les plus belles déclarations ministérielles, avec trémolos et apparences de conviction, sur l'importance de l'environnement et de la préservation de l'eau au Québec. Puis de démontrer, patiemment et faits à l'appui, que les belles promesses ne se sont pas concrétisées. Québec a abdiqué ses responsabilités. Il existe parfois des règlements, mais ils ne sont pas appliqués, faute de ressources.
Bien sûr, les Nations unies ont félicité le Québec, il y a deux semaines, pour son approche novatrice par bassin versant (qui tient compte de toutes les eaux de surface vers un même point). Notamment parce qu'elle favorise l'élaboration de plans d'action collés sur les besoins du milieu naturel.
Ben oui : on préfère traiter le malade en phase terminale plutôt que de circonscrire en aval les sources du mal. Encore là, municipalités, organismes de protection et de bassins versants manquent cruellement de moyens pour protéger les lacs. Et quand les municipalités veulent se donner une marge de manoeuvre en haussant les taxes de 5 %, les riverains, qui contribuent généralement aux problèmes, crient au meurtre.
Ce n'est pas l'ajout de quelques inspecteurs à l'Environnement, annoncé dans le dernier budget, qui va y changer grand-chose. L'augmentation de 9 % du budget du ministère, c'est bien, mais celui-ci ne représente toujours que 0,4 % du budget total du Québec, une goutte d'eau. Et ce n'est pas parce que les cyanobactéries (algues bleues) sont disparues du radar médiatique que le phénomène n'existe plus. Comme le disait un expert, ces éclosions sont un wake up call d'une détérioration qui pourrait s'avérer irrémédiable. Québec a proposé un plan d'action, mais il est nettement insuffisant parce que pas assez contraignant.
Le pire, c'est qu'il ne s'agit pas toujours d'une question d'argent. Le Nouveau-Brunswick a rapatrié les pouvoirs fédéraux concernant la navigation sur les lacs pour interdire les bateaux à moteur là où le besoin se fait sentir. C'est vrai qu'il y a 800 000 bateaux au Québec. Ça fait beaucoup d'électeurs...
Autre exemple : la protection des bandes riveraines, qui varie de 10 à 15 mètres. Déjà que c'est insuffisant, pourquoi, en milieu agricole, la largeur de protection est-elle de seulement trois mètres? «La situation empire, mais tout le monde est conforme. Posez-vous des questions», comme le dit Louis Hautecloque... un agriculteur.
D'ici quelques semaines, la fonte des neiges charriera des tonnes de sédiments dans les cours d'eau, asphyxiant un peu plus des lacs déjà sur le respirateur. Au même moment, des centaines de milliers de Québécois fébriles s'apprêteront à les prendre d'assaut sans trop réfléchir aux conséquences.
Jean Charest devrait être particulièrement sensible à la question, lui, un natif de l'Estrie. Mais le problème avec cette lente détérioration, c'est justement qu'elle est lente. Les bénéfices d'éventuelles interventions seraient imperceptibles avant les prochaines élections...
22 Mars 2009
Nos lacs sous la surface à l'émission Dimanche Magazine
Dimanche Magazine

« Dans Nos lacs sous la surface, le réalisateur Pierre Brochu s’intéresse au vieillissement prématuré des lacs québécois, un vieillissement causé, selon lui, par l'urbanisation des campagnes, l'agriculture intensive et le traitement inadéquat des eaux usées. »
Écouter le reportage (Section "Culture" de la page du magazine)
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18 Mars 2009
PREMIÈRE AU CINÉMA LE CLAP DE QUÉBEC
Le Soleil, Éric Moreault

« Nos lacs sous la surface a convaincu Scott McKay, critique du Parti québécois en environnement : Québec devrait convoquer une commission parlementaire, a soutenu le député. »
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(Québec) Les Québécois dilapident une ressource précieuse de notre patrimoine naturel : nos lacs. Le constat troublant du percutant documentaire Nos lacs sous la surface a convaincu Scott McKay, critique du Parti québécois en environnement : Québec devrait convoquer une commission parlementaire, a soutenu le député.
Le documentaire de Pierre Brochu, qui prendra l'affiche vendredi à Québec, dresse un portrait implacable du vieillissement prématuré de nos lacs habités, causé par l'activité humaine : urbanisation, agriculture intensive, traitement inadéquat des eaux usées, multiplication des embarcations à moteur...
Et les nombreux spécialistes québécois de la question - ils y sont presque tous interviewés - ne sont guère optimistes : nos lacs se dégradent... et ça va continuer. «On n'est pas en mode de développement durable», tranche un inspecteur du ministère québécois... du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.
Le film démontre que des décennies de laissez-faire politique ont causé des torts presque irréparables à l'environnement de plusieurs plans d'eau. «Il va falloir resserrer le combat. Le gouvernement du Québec s'en lave les mains. Ça ne peut plus continuer comme ça», s'est exclamé Denis Racine, le maire de Lac-Sergent, à la sortie de la projection de presse.
Budgets de misère
Bénévoles, associations et organismes de bassin-versant font leur gros possible avec des budgets de misère pour limiter les dégâts, mais «on n'avance pas, on recule, constate Michel Fleury, de l'Association des riverains du lac Sept-Îles. Le film, ça va nous faire plaisir de le présenter. Mais seuls les convaincus vont y être - qui représentent 20 % de la population autour du lac.»
Denis Racine n'y va pas par quatre chemins. «Les mesures volontaires, c'est passé date. Ça ne marche pas.» La municipalité de Lac-Sergent, située à une trentaine de minutes à l'ouest de Québec, a adopté, en 2007, un règlement qui oblige les riverains à renaturaliser les berges. Le lac Sergent, campé entre les lacs Sept-Îles et Saint-Joseph, de même que le lac Saint-Charles, réserve d'eau potable de Québec, ont connu des épisodes de cyanobactéries ces dernières années.
Dans une entrevue à Radio-Canada Estrie, Léopold Gaudreau, sous-ministre adjoint au développement durable à l'Environnement, a plaidé que plusieurs modifications avaient été apportées depuis le tournage du film.
Une commission parlementaire «pourrait porter plus loin la démarche amorcée par la ministre (Line) Beauchamp» à la suite de la crise des algues bleues en 2007, croit néanmoins M. McKay, critique à l'environnement au PQ.
Les intervenants réunis mardi dénonçaient justement le manque de volonté politique. «On arrive à l'étape essoufflement (des bénévoles). Il va falloir que les pouvoirs publics interviennent», a commenté Michel Fleury.
«Il y a pourtant plein de choses à faire qui ne coûtent rien comme la protection des bandes riveraines. Mais on est loin de la coupe aux lèvres», a poursuivi le réalisateur Pierre Brochu, qui s'indigne des dépérissements des lacs québécois après son enquête de deux ans. Par exemple, en Estrie, il ne reste que 4 % de rives à l'état naturel en pourtour d'une trentaine de lacs.
«Il faut arrêter de faire des relations publiques avec l'environnement et poser des gestes», a convenu M. McKay, le seul élu provincial à avoir répondu à l'invitation.
«Le film est fini, mais le dossier est loin d'être complété», a résumé Pierre Brochu.
Nos lacs sous la surface prend l'affiche au Clap vendredi, sera diffusé à Canal D et sortira en DVD en avril. Le site www.lacssouslasurface.com présente aussi une section d'informations sur la question.
2 Mars 2009
PREMIÈRE EXPLOSIVE À LA MAISON DU CINÉMA
La première du film « Nos lacs sous la surface » qui avait lieu à la maison du cinéma de Sherbrooke n'est pas passée inaperçue jeudi dernier. Journalistes, riverains, politiciens, associations de lacs: tous étaient réunis pour faire salle comble. Le film a d'ailleurs récolté de très bonnes critiques que vous pouvez consulter ici-bas.
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(Québec) Les Québécois dilapident une ressource précieuse de notre patrimoine naturel : nos lacs. Le constat troublant du percutant documentaire Nos lacs sous la surface a convaincu Scott McKay, critique du Parti québécois en environnement : Québec devrait convoquer une commission parlementaire, a soutenu le député.
Le documentaire de Pierre Brochu, qui prendra l'affiche vendredi à Québec, dresse un portrait implacable du vieillissement prématuré de nos lacs habités, causé par l'activité humaine : urbanisation, agriculture intensive, traitement inadéquat des eaux usées, multiplication des embarcations à moteur...
Et les nombreux spécialistes québécois de la question - ils y sont presque tous interviewés - ne sont guère optimistes : nos lacs se dégradent... et ça va continuer. «On n'est pas en mode de développement durable», tranche un inspecteur du ministère québécois... du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.
Le film démontre que des décennies de laissez-faire politique ont causé des torts presque irréparables à l'environnement de plusieurs plans d'eau. «Il va falloir resserrer le combat. Le gouvernement du Québec s'en lave les mains. Ça ne peut plus continuer comme ça», s'est exclamé Denis Racine, le maire de Lac-Sergent, à la sortie de la projection de presse.
Budgets de misère
Bénévoles, associations et organismes de bassin-versant font leur gros possible avec des budgets de misère pour limiter les dégâts, mais «on n'avance pas, on recule, constate Michel Fleury, de l'Association des riverains du lac Sept-Îles. Le film, ça va nous faire plaisir de le présenter. Mais seuls les convaincus vont y être - qui représentent 20 % de la population autour du lac.»
Denis Racine n'y va pas par quatre chemins. «Les mesures volontaires, c'est passé date. Ça ne marche pas.» La municipalité de Lac-Sergent, située à une trentaine de minutes à l'ouest de Québec, a adopté, en 2007, un règlement qui oblige les riverains à renaturaliser les berges. Le lac Sergent, campé entre les lacs Sept-Îles et Saint-Joseph, de même que le lac Saint-Charles, réserve d'eau potable de Québec, ont connu des épisodes de cyanobactéries ces dernières années.
Dans une entrevue à Radio-Canada Estrie, Léopold Gaudreau, sous-ministre adjoint au développement durable à l'Environnement, a plaidé que plusieurs modifications avaient été apportées depuis le tournage du film.
Une commission parlementaire «pourrait porter plus loin la démarche amorcée par la ministre (Line) Beauchamp» à la suite de la crise des algues bleues en 2007, croit néanmoins M. McKay, critique à l'environnement au PQ.
Les intervenants réunis mardi dénonçaient justement le manque de volonté politique. «On arrive à l'étape essoufflement (des bénévoles). Il va falloir que les pouvoirs publics interviennent», a commenté Michel Fleury.
«Il y a pourtant plein de choses à faire qui ne coûtent rien comme la protection des bandes riveraines. Mais on est loin de la coupe aux lèvres», a poursuivi le réalisateur Pierre Brochu, qui s'indigne des dépérissements des lacs québécois après son enquête de deux ans. Par exemple, en Estrie, il ne reste que 4 % de rives à l'état naturel en pourtour d'une trentaine de lacs.
«Il faut arrêter de faire des relations publiques avec l'environnement et poser des gestes», a convenu M. McKay, le seul élu provincial à avoir répondu à l'invitation.
«Le film est fini, mais le dossier est loin d'être complété», a résumé Pierre Brochu.
Nos lacs sous la surface prend l'affiche au Clap vendredi, sera diffusé à Canal D et sortira en DVD en avril. Le site www.lacssouslasurface.com présente aussi une section d'informations sur la question.
2 Mars 2009
« Un film coup-de-poing sur nos lacs à l'agonie »
La Tribune, Denis Dufresne

« Si les défenseurs des lacs cherchaient un film coup-de-poing pour appuyer leur cause, ils l'ont probablement trouvé avec Nos lacs sous la surface, un documentaire du réalisateur estrien Pierre Brochu lancé jeudi soir à la Maison du cinéma. »
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(SHERBROOKE) 27 février 2009
Les ministres passent et les lacs pâtissent.
Si les défenseurs des lacs cherchaient un film coup-de-poing pour appuyer leur cause, ils l'ont probablement trouvé avec Nos lacs sous la surface, un documentaire du réalisateur estrien Pierre Brochu lancé jeudi soir à la Maison du cinéma.
Fruit de deux ans de travail dans plusieurs régions du Québec, ce film démontre que malgré les politiques, les règlements et le travail inlassable des groupes écologistes, des associations de riverains et de nombreuses municipalités, les lacs québécois continuent de se détériorer.
«Mon sentiment, après avoir vu ce film, c'est une grande tristesse face à la mort des lacs, une tristesse qu'on éprouve lorsqu'on découvre qu'on a un comportement déviant face à nos lacs», lance Denis Bachand, président du Regroupement des associations pour la protection des lacs et cours d'eau de l'Estrie et du haut bassin de la Saint-François.
«Comment faire, maintenant, pour convaincre six millions de Québécois de le voir? « a-t-il demandé, après la projection.
D'entrée de jeu, le documentaire rappelle que le Québec recèle près de 700 000 lacs ou trois pour cent de l'eau douce au monde, mais que ce patrimoine est lourdement hypothéqué.
Des milliers de plans d'eau du sud de la province vieillissent prématurément en raison de l'urbanisation, de l'agriculture intensive, des stations d'épuration inefficaces et de la multiplication des embarcations à moteur.
Cela entraîne érosion, sédimentation et augmentation des taux de phosphore et d'azote, principaux nutriments des plantes aquatiques et des cyanobactéries.
Basé sur des données gouvernementales et de l'industrie nautique, de même que sur des entrevues avec des scientifiques et des élus municipaux, «Nos lacs sous la surface» expose la complexité des réglementations fédérales et provinciales et le peu de moyens dont disposent les municipalités chargées bien souvent de leur application.
Qu'il s'agisse du respect des bandes riveraines, de la conformité des fosses septiques, de la protection des lacs réservoirs d'eau potable ou d'imposer des règles de conduite aux plaisanciers, la plupart des municipalités sont souvent dépassées.
«On a 14 lacs dans notre municipalité et un inspecteur... il en faudrait trois ou quatre, donc hausser les taxes, mais ça les citoyens n'en veulent pas! Ça prend des lois avec des dents!» juge Pierre Rodier, maire du canton d'Orford.
L'agriculture intensive est également pointée du doigt dans ce documentaire, tout comme le laxisme du gouvernement du Québec en ce domaine.
On apprend également que Québec encaisse annuellement 700 millions $ avec l'industrie du nautisme, mais ne consacre que 196 millions $ au budget du ministère de l'Environnement.
«La situation empire», selon le réalisateur, qui avait produit il y a 10 ans un premier documentaire sur le sujet, J'ai pour toi un lac.
«Les ministres, quelle que soit leur couleur politique, récupèrent le discours (écologique mais, en pratique, il n'y a rien de concret», dit-il.
On peut reprocher à ce documentaire sa construction plutôt linéaire et un ton académique, mais il dresse un portrait saisissant de la situation et risque de soulever de fortes réactions, comme l'avait fait «L'erreur boréale» pour la forêt.
«Il faut que tout le monde voit ce film-là; ça va nous aider», résume Paul Audet, président de l'Association des riverains du grand lac Saint-François.
23 Mars 2009
GREENPEACE.ca
« Les arguments et l’analyse sont béton! On connait le problème, les causes, les carences des politiques publiques, l’agriculture industrielle, les algues bleues, etc. »
23 Mars 2009
Local lakes and personalities in documentary
STANSTEAD JOURNAL
« This film [...] is a must see. [...]. This newspaper is happy to offer him (le Premier Ministre) a pair of free tickets to see it, if he wants to. » »
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The credit list says it all, produced, directed, filmed, edited by Pierre Brochu, associate producer, Amélie Brochu and additional camera work by Jean-Phillipe Brochu. The film, a documentary, is called “Lacs sous la surface” and it’s now premiering in Sherbrooke. I met the Brochus last summer, as they were following the tent show of the Minister of Sustainable Development, Environment and Parks, Line Beauchamp, running from town to town in the Townships. The last of these stops, at lake Brompton, running late as they usually do, gave us a marvellous sight. In the background, a farmer spreading manure on a hill! To say that Pierre Brochu’s film career, spanning thirty-five years, has brought him fame and fortune would be an oxymoronous understatement. His best success is a documentary on Quebec’s comic legend, Olivier Guimond, that was seen by a million viewers at its seventh showing on TVA.
Yet, with “Lacs sous la surface” he may have brought the province the vehicle by which the Quebec government will finally get its act together, a feat fraught with uncertainty as acting decisively on the environment has always been fodder for nice speeches, superb pieces of legislation and then complete lack of enforcement. So you will not be surprised to hear former premier Bourassa and environment ministers of all parties declaring their unfailing love for the protection of our lakes, tomorrow, soon or whatever come first after that. Quebec holds 3% of the world’s freshwater supply, more lakes than we can name, and yet it seems that we are unable to get it right. Pristine lake waters a thousand miles from Montreal do not make our local lakes “average”. You cannot “average” water quality. It’s there or not.
In the film, you will meet local people, some known, Robert and Gisèle Benoît comes to mind, others less so, and you will see that the problem is province wide. Water quality is the most important issue in this region. Year after year of boiling notices are the end result of the carelessness of our politicians, forcing municipalities to spend millions to provide a resource that is available right at their nose, but that is useless as it is so contaminated by pollutants. Every town next to a lake, that for years has forced its inhabitants to submit to conditions seen in third world counties, that are looking for more and more expensive solutions as years go by, when there are billions of litres of water available, is paying the price in higher property taxes or, worse, in tourist seasons lost for years. This film, shown in the premier’s riding, is a must see. Especially by him. This newspaper is happy to offer him a pair of free ticket to see it, if he wants to.
Février 2009
Lake film brings old foes to same side
STANSTEAD JOURNAL
« Lake film brings old foes to same side. The film is not kind to politicians of all parties. Mr. Brochu showing them all, in their most impressive, sincere ways of telling us how they care about our environment and that they, and their party, their government will change the world and make Quebec the most ecofriendly place on the planet. Unfortunately for them, Brochu goes on to show that actions don’t follow, that is, when the actions do not go in the opposite direction. »
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